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Inondations catastrophiques dans les Pyrénées-Atlantiques durant le conclave somptueux des directeurs de ML à Pau : coïncidence stupéfiante ou vengeance des syndicats et des Présidents ?

C’est la question que tout le monde se pose dans le réseau devant ces scènes apocalyptiques de directeurs fuyant la montée des eaux, réfugiés sur des tables, sur des chaises, la tribune prise d’assaut dans des scènes de panique digne du naufrage du Titanic, alors que l’orateur, un sociologue breton, forcement, tel le fameux orchestre du dit navire, continue au micro à disserter sur « l’oxymore de l’insertion et l’urgence de l’essentiel », ce qui était prémonitoire.

Comment en est-on arriver là ?

« On // (prononcez on slash) a enquêté, envoyant ses meilleurs limiers moustachus, que même Médiapart nous envie, pour faire surgir la vrai vérité, au péril de leurs réputations, de toute façon déjà bien entachées. Nous vous le devons, vous le méritez, c’est la République des ML qui est en jeu.

Notre enquête

Tout a certainement commencé il y a un an, autour d’une plantureuse choucroute dans un établissement bien connu de la Vieille France, à Strasbourg, où se tenaient les précédentes journées professionnelles de l’ANDML (Association Nationale des Directeurs de Missions Locales). L’ambiance est détendue, les directeurs et directrices présents baignent dans une douce euphorie, heureux de se retrouver entre eux, sans Présidents qui ne comprennent rien, sans salariés jamais content, sans Préfets au bout du fil les engueulant sur le nombre d’EAV déjà signé... C’est l’heure des rires, des confidences, des blagues salaces, des anecdotes croustillantes. On se laisse aller. Trop peut-être. Arrive l’addition. Pas d’inquiétude, qu’importe son montant, c’est frais annexe de formation, c’est Uniformation qui paye, et sinon c’est note de frais. Mais une directrice voit le montant, et c’est un cri du cœur qui s’échappe : « on ne va quand même pas dépenser si peu ! ». Ces camarades sont d’accord, ça ne fait pas sérieux, il faut que ces journées coûtent plus cher. Décision est prise de faire bien plus fort en 2013. La machine infernale est lancée.

D’abord trouver le lieu le plus cher possible. Prenant une carte de France, nos experts de l’ANDML repèrent très vite la bonne ville de Pau. Entre 5h30 et 8h00 de train pour y aller de Paris, bref une journée au départ de la plupart des régions, on est tranquille, la trés grande partie des participants devra prendre l’avion, ça fait monter les frais.

Ensuite trouver un salle prestigieuse, qui en jette, ce qu’on peut supposer de plus onéreux. Exclues donc dès le départ les salles de la chambre de commerce, 500€ HT par jour, vraiment misérable. Ne perdons pas de temps à chercher un club vacances dans le coin, ils seraient capable de nous proposer un prix tout compris « salles de réunions/hébergement/restauration) scandaleusement intéressant. Heureusement, à Pau, un lieu s’impose si on ne veut pas faire miséreux : Le Palais Beaumont. Tout de suite, ça fait mieux que salle polyvalente Youri Gagarine à Aubervilliers (nos excuses à Aubervilliers, c’est un exemple). Imaginez la voix onctueuse d’une publicité pour VIP vous lire le descriptif du lieu : « Palais d’Hiver, puis casino au XXème, le Palais Beaumont a été rénové en 2000. Situé en centre ville, dans un magnifique parc face aux Pyrénées, il offre 8 500 m² d’espaces de réunion exotiques, adaptés à tous vos événements ». Qui peut résister à cela...

Enfin, même si on n’a pas tous les détails, nous retenons prisonnier un directeur pour savoir ce qu’il y avait aux menus*, il aura suffit très probablement de dépenser le maximum d’argent sur les autres coûts d’organisation pour pouvoir présenter une magnifique « douloureuse » de 610€ par personne, hors frais annexes « hôtellerie et transport », ce qui devrait largement doubler la note finale.

 *Nous rassurons la famille de ce directeur et les ligues de défenses des cadres dirigeants, il est bien traité. Nous lui lisons simplement la totalité des 10 000 articles du code du travail, même s’il est coriace et a été sur-entraîné pour résister aux syndicats, il finira par parler.

Le Synami a déjà rendu compte dans « une brève » sur son site de « l’étranglement » des partenaires sociaux, employeurs comme salariés, pour une fois d’accord, quand ils ont vu l’addition présentée à la Commission Paritaire Nationale Emploi-Formation qui gère les fonds de formation de la branche. Quelqu’un a demandé spontanement s’il y a avait une erreur de virgule. Non, il y en avait pas. Depuis, le trésorier du Synami envoie des SMS rageurs pour dire qu’à ce prix-là, on peut faire 4 ou 5 congrès du Synami, jusqu’en 2030 au moins, et éviter les auberges de jeunesse pourris, même à Bruges, et aller en Suisse, où il va se renseigner sur le coût des salles à Genève ou Davos.

L’inondation était-elle prémédité ?

C’est donc la question finale : les jaloux, Présidents ou syndicats, ou les deux, main dans la main, un vrai petit miracle (Lourdes n’est pas loin), auraient-ils organisé le débordement spectaculaire de la rivière « Gave de Pau » pour gâcher les agapes directoriales ? On peut le penser, il y a un mobile. Mais qu’elle aurait été le mode opératoire, nous n’accusons pas sans preuve (enfin si peu...).

1ère hypothèse, une action secrète des syndicats de France Météo, ils y sont puissants, pour organiser une pluviométrie exceptionnelle dans la région à la demande des syndicats de ML. Nous les avons contacté, ils démentent en bloc, nous expliquant qu’à l’inverse ils ont comme consigne gouvernementale de générer un temps ensoleillé et sec, ce en quoi ils échouent lamentablement depuis un an. Un des responsables nous expliquera même, sous couvert d’anonymat absolu : « C’est n’importe quoi, on n’a jamais réussi à influer le temps. C’est pas faute d’avoir essayer. Déjà De Gaulle nous l’avait demandé, pour la grandeur de la France, et Mitterrand, pour montrer que la vie allait changer. Mais on n’arrive même pas à débloquer notre indice salariale de la fonction publique qui sera gelé pour la 4ème année consécutive, alors les nuages.... Regardez plutôt du coté des applications météo Iphone et Google, c’est les seuls qui, peut-être, aurait les moyens de faire pleuvoir ».

2° arme du crime possible, une opération conjointe, aussi massive que discrète, pour faire déborder la rivière. Bon, la franchement, on a du mal a imaginer. Il faudrait déjà de solides complicités sur place, ne serait-ce que pour avoir su qu’il existait une rivière du nom improbable de « Gave de Pau ». Disons que c’est plausible. On connaît également la capacité du Synami à organiser des opérations spectaculaires, cela ne serait pas la première. Mais de la, même en intersyndicale et avec les Présidents, à réussir à déplacer les tonnes de remblais et de pierre pour faire déborder la rivière - on ne voit pas d’autres moyens - sans se faire remarquer qui plus est, c’est peu crédible.

En tout état de cause, il semble que de toute façon ce fut un immense ratage, car les inondations catastrophiques se sont en vérité déroulées bien plus loin sur la rivière, du coté de Lourdes, épargnant pour l’essentiel Pau. Vérification faite, il n’y a pas non plus d’hôtel Arcade à Pau, il est à Lourdes, et les directeurs n’ont pas eu besoin d’être évacuer par bateau. Tout est donc faux, à part le prix, le palais, et le sociologue breton bien connu...(pour le directeur pris en otage, on nous a a demandé d’être discret...).

Notre enquête paraît donc tomber à l’eau (désolé, on n’a pas pu s’empêcher), et rien de tangible ne paraît relier ces journées professionnelles de l’ANDML, les inondations, et les partenaires sociaux furieux du coût de ce rassemblement. N’empêche que... faisons fleurir d’autres théories du complot, on ne sait jamais... et puis cela trouble toujours..., c’est jamais perdu, comme on le voit sur d’autres sujets.

En attendant, on ne saurait que trop conseiller au directeurs et directrices de l’ANDML, dont les cotisations sont en général payées par les structures (si on faisait une association des conseillers professionnelle, une des chargés d’accueil, une des documentalistes, en fait une par emploi repère, la ML payerait la cotisation ?) ;

  • de maintenir des journées de formation, ça sert toujours,
  • de continuer à les faire entre eux, c’est légitime vu leurs postes et fonctions qui sont très spécifiques, et d’en faire profiter tout le réseau (et bravo pour l’interêt des programmes).
  • de les faire moins cher, pour éviter de nous choquer, en ces temps de vaches bien maigres pour tous. La salle polyvalente Youri Gagarine est libre. En fait elle l’est tout le temps, quand elle ne brûle pas suite à des émeutes de banlieue.
  • de contacter le Synami s’ils veulent éviter la banlieue parisienne, ce qu’on peut comprendre, pour trouver des plans sympa à des tarifs ultra compétitifs. C’est pas parce que c’est l’argent de la branche professionnelle et de vos ML, qu’on doit le dépenser sans aucun souci d’économie.

     

Bruges, pour 2014, ça vous intéresse pas ?

Roland.C , pour la rédaction d"On /

mercredi 26 juin 2013, par synami

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