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Accueil > On slash/// > Halal soit qui mal y pense

Halal soit qui mal y pense

Billet d’humeur n’engageant que son auteur et, éventuellement, son avocat.

Fort des prolongements de notre dernière chronique, qui a visiblement déclenché un « débat » présidentiel sur la taxation des exilés fiscaux, ce qui prouve l’impact de ce site, nous nous sentons le devoir de continuer à creuser cette rubrique « on slash/// » sur les trucs qui nous énervent et méritent - entre autres - un traitement ironiquo-caustique (sans devenir un outil partisan dans cette campagne électorale me dit le Synami, c’est quand même un site syndical, quoi, sinon tu finiras sur facebook…).
Plongeons donc, comme n’importe quel jeune désargenté allant s’empiffrer de cholestérol dans un kebab, sur la grave question du halal. Ah, le halal, enfin un vrai débat sur l’avenir du pays, crucial et profond, ni nauséabond, ni mensonger, bien sûr. C’est parait-il, qui l’aurait crû, une des principales préoccupations des français (56% des conversations de bistrot auraient évoqué au moins une fois ce sujet nous apprend un sondage cité par le Monde, qui ne précise pas si c’est en bien ou en mal).
Mais il ne faut pas en rester là, et aborder sans tabou d’autres questions religio-agro-alimentaire qui interpellent la cohésion nationale et l’identité française, car on n’ose penser, ce serait trop grossier, qu’il s’agirait de stigmatiser une catégorie particulière de la population parce qu’elle serait historiquement rétive, au moins en partie, au saucissons/pinard (personnellement j’ai une certaine répulsion pour l’odeur du brocoli vapeur, j’espère que cela ne m’exclut pas de la communauté nationale).
Ainsi, nous proposons qu’on débatte, avec tout le sérieux et la gravité qui s’imposent, de l’utilisation de vin lors des messes catholiques, incitation évidente, par une autorité religieuse qui plus est, à boire de l’alcool, ce qui creuse le déficit de la sécu et augmente la dangerosité des routes le dimanche matin. Ne faudrait-il pas au moins une mise en garde du curé sur la nécessité de boire modérément ?
De même, est-il raisonnable de croire comme les bouddhistes en la réincarnation, ce qui signifie qu’il existerait une probabilité, certes très faible mais pas théoriquement exclue, qu’un proche décédé se réincarne en bœuf et finisse par le hasard de la grande distribution, halal ou pas, dans notre assiette si nous ne sommes pas végétarien. Manger un ennemi personnel, ca peut se discuter, mais se retrouver avec un steak qui aurait comme un vague goût de grand-papa ! Ne faut-il pas là encore des garanties de traçabilité ?
Enfin, en ces temps de crise et de chômage de masse, en particulier des jeunes, ne faut-il pas s’interroger sur l’interdit de deux des trois grandes religions du livre sur le porc, ce noble animal où tout peut se manger, et ceci au détriment du maintien et du développement non seulement de l’artisanat charcutier traditionnel, qui pourrait prendre plus d’apprentis, mais aussi de nos performantes filières de production porcine, qui pourraient aussi prendre plus de CDD d’intérim à temps très partiel et horaires décalés loin de chez soi. N’est-ce pas ce genre d’attitude, « archaïque" a dit le 1er ministre, qui empêche le décollage tant annoncé de l’apprentissage et des emplois pour les jeunes.
L’importance de ces questions, qui maintenant, heureusement, ne nous échappent plus, mérite bien une élection présidentielle (ou l’inverse, allez savoir). Mais dans ce débat de haute tenue, une question nous turlupine, que bizarrement personne n’a encore évoqué : Une entrecôte "halal" est-elle meilleure qu’une entrecôte "étourdie" ? On attend avec impatience que nos innombrables grands chefs de cuisines et experts gastronomiques-que-le-monde-entier-nous-envie se confrontent et polémiquent sur cette question épineuse qui nous parait, à tout prendre, plus légitime dans ce pays.
Cette « polémique » est déjà ancienne d’une semaine, c’est-à-dire une éternité dans notre temps médiatique frénétique. Parmi celles qui vont fleurirent, pour rester au même niveau, nous suggérons de se pencher sérieusement sur l’impérialisme chinois sur les débits de tabac dans les grandes villes, secteur anciennement et souvent tenu par des aveyronnais bien de chez nous, ou sur la surreprésentation des portugais(e)s comme concierges d’immeubles, sans compter la disparition des bonnes bretonnes aux profits des machines à laver et aspirateurs coréens (les roms voleurs de poules, ça, c’est déjà fait).
R.C.
PS : on s’excuse de n’avoir pas du tout considéré cette question du point de vue de nos amis ruminants à sabot fendu, nous manquons de témoignages crédibles et serions encore plus incompétent que sur le reste.

mardi 13 mars 2012, par synami

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