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Faut-il sauver l’ANI ?

Synami-Flash 135

Est-il besoin de décrire toutes les difficultés, incohérences et autres mauvaises surprises technocratiques de la mise en place de l’ANI « jeunes décrocheurs » confiée aux ML ?

Les problèmes de timing et la nécessité de trouver des jeunes en urgence (une fois de plus, on cherche des publics pour les dispositifs, au lieu de chercher des solutions pour les jeunes) ont créé des résistances légitimes au sein des équipes, voire des tentations réelles de ne même pas répondre à l’appel d’offre dans certaines structures. Ajoutons à cela l’aberration suprême qui consiste à offrir moins de service à un jeune « ANI » qu’à un jeune « CIVIS » !
 
Faut-il pour autant jeter le bébé ANI avec l’eau du bain des DIRECCTE, dont la prise en main du dispositif n’a échappé à personne. Evidemment non. On ne peut passer par perte et profit le fait que pour la première fois les partenaires sociaux s’engagent dans le soutien à l’accompagnement des jeunes, même si se retrouver avec une CPO bis a largement douché la bonne nouvelle initiale.
 
Si les services de l’Etat ont largement contribué, avec leur savoir faire habituel, à rendre l’ANI indigeste, il faut bien dire que les partenaires sociaux ne sont pas innocents, n’ont pas su faire simple et efficace, et ont construit le machin comme se construisent tous les dispositifs et toutes les politiques dans ce pays : du haut vers le bas sans prendre en compte les expertises et les besoins du terrain.
 
Le Synami a évidemment fait remonter auprès des négociateurs CFDT de l’ANI, qui sont particulièrement engagés, les difficultés et incohérences du dispositif. Certaines choses ont déjà pu bouger (comme le report de 3 mois pour faire rentrer les jeunes).
 
Nous continuerons ce travail d’alerte et nous en avons débattus lors d’une rencontre nationale le 1er février avec l’ensemble des mandatés CFDT qui assure le suivi de l’accord par région. Ceux-ci nous ont d’ailleurs fait remonter qu’il était souvent difficile de faire comprendre aux services de l’Etat que les partenaires sociaux doivent être associés et écoutés.
 
Mais au-delà de cette bataille pour « corriger » tout ce qui pourrait l’être, le Synami va construire une proposition alternative, « l’ANI que nous voulons », pour que si il y a reconduction ou élargissement de cet engagement dans un an, celui-ci se fasse sur des principes radicalement différents.
 
Cela ne sera pas facile (il n’y a pas que la CFDT qui décide), il faudra bousculer une culture « technocratique » largement enracinée, mais c’est bien cela que nous voulons et que nous avons exprimé le 23 juin au Champ de Mars : il faut des moyens pour faire, mais aussi une autre manière de faire !
 

vendredi 3 février 2012, par PAPP Serge

Messages

  • Je suis assez d’accord avec votre analyse

    Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi les partenaires sociaux ont éprouvé le besoin de confier le soin de la mise en œuvre de leur aide à l’État

    A partir du moment où ils ont fait ce chois ils ont ouvert la porte à une bureaucratie qui fait preuve de son grand talent pour rendre les choses difficiles voire impossibles

    • Bonjour Michel. J’ai fait partie de la délégation CFDT lors de la négociation et je suis membre du COPIL national qui suit la mise en œuvre de l’accord pour les partenaires sociaux. Nous sommes conscient du fait que bosser avec la DGEFP et les DIRECCTE n’est pas simple. Pour autant, c’était la seule voie possible pour nous dans la mesure où nous n’avions pas d’autre interlocuteur institutionnel que l’État pour faire transiter les fonds dédiés vers le réseau des missions locales.

    • Bonjour Thiébaut. La décision des partenaires sociaux d’attribuer des financements pour accompagner les jeunes a été particulièrement appréciée de la plupart des salariés des ML et des élus engagés dans l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques locales d’insertion des jeunes. Mais passer par les services de l’état qui venaient de nous imposer un cadre CPO inacceptable (grosse mobilisation en juin dernier), c’était nous abandonner au "loup".
      Ce qui se passe aujourd’hui dans les ML ne peut pas être écrit tellement c’est ubuesque. Les militants syndicaux que nous sommes sont interpellés notamment par des collègues qui s’interrogent sur le sens de leur travail et qui voient leurs conditions de travail se détériorer, dispositifs après dispositifs, sans que cela apporte une plus-value pour l’insertion des jeunes.
      Le cadrage de l’ANI relègue chaque travailleur à un exécutant qui doit faire du chiffre alors que, dans l’accompagnement des jeunes vers l’emploi, tout se joue dans la qualité des relations humaines et dans la compréhension des situations singulières.
      En tant qu’organisation syndicale CFDT, nous ne pouvons pas prendre des décisions sans mesurer les impacts que cela peut avoir sur les modes de management et sur le cadre d’exécution des contrats de travail. On ne peut pas, d’un côté, dénoncer la mise en place de nouvelles modalités d’évaluation et la logique gestionnaire nous conduisant à produire un travail sans qualité et de l’autre fermer les yeux au nom de politiques générales.
      Je souhaite que cette expérience nous permette d’échanger et de partager nos analyses, mais il faut d’ores et déjà renoncer au cadrage élaboré par des technocrates qui ne sont jamais venu nous voir travailler.
      Nous partageons les mêmes finalités, partageons nos analyses et unissons nos forces en faveur de l’insertion des jeunes et pour de meilleures conditions de travail pour les salariés des Missions locales.

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